2 Juin : journée internationale des travaileur·euses du sexe
Le 2 juin marque la Journée internationale des travailleuses et travailleurs du sexe.
Cette date commémore l’occupation de l’église Saint-Nizier à Lyon en septante cinq par des travailleuses du sexe dénonçant violences, arrestations répétées, harcèlement policier et absence de protection. Leur message était simple : leurs vies comptent, leur sécurité compte et leur parole doit être entendue.
Depuis, cette journée est devenue un moment de mobilisation pour les droits des TDS. Elle met en lumière des réalités encore trop souvent invisibilisées : violences, précarité, stigmatisation, discriminations, accès aux soins, à la justice, à la sécurité et aux droits humains.
Elle soulève aussi une question essentielle : pourquoi la parole des personnes concernées est-elle aussi souvent remise en question lorsqu’il s’agit du travail du sexe ?
Les mouvements féministes et politiques défendent le principe du « Non veut dire Non », l’écoute des victimes, la confiance accordée aux survivantes et le respect de la parole des personnes concernées.
Pourquoi, alors, lorsque des TDS témoignent de leurs réalités, dénoncent les violences qu’iels subissent, parlent de leurs besoins, de leur sécurité ou revendiquent leurs droits, leur parole devient-elle suspecte, illégitime ou inaudible ? Pourquoi certaines paroles seraient-elles moins valables que d’autres ?
Écouter les personnes concernées ne peut pas être un principe à géométrie variable.
Militer pour les droits des TDS, c’est aussi défendre leur droit fondamental à être écoutées, crues et inclues dans les décisions qui concernent leurs vies.
Car on ne peut parler de droits, de sécurité ou de dignité sans écouter celles et ceux qui vivent ces réalités au quotidien. Avant les opinions et les débats idéologiques, il y a des vies humaines aux multiples réalités.